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République Française

Hier soir, le très controversé projet de loi Création et Internet (dite loi HADOPI) a été adopté par l'assemblé nationale. Il est donc temps de récapituler les grandes lignes de ce texte et leurs conséquences.

La principale raison d'être de ce texte est la mise en place de l'HADOPI (Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des Droits sur Internet), qui aura en charge la surveillance d'Internet dans le cadre de la lutte contre le piratage et la "condamnation" des pirates.

Cette condamnation se fera par le biais de la "réponse graduée" : une fois une adresse IP répérée pour piratage, le propriétaire de cette adresse au moment des faits sera identifié et recevra un premier avertissement par e-mail. En cas de récidive dans un délai de six mois, un second et dernier avertissement sera envoyé, par courrier recommandé. En cas de nouvelle récidive, l'internaute s'exposera à une coupure de sa connexion Internet, pour une durée de un mois s'il reconnait les faits et accepte la sanction sans la contester et d'au minimum deux mois dans le cas contraire. Cette mesure ne sera toutefois pas effective avant 2011, les FAI ayant réclamé un délai pour se préparer techniquement à pouvoir couper la connexion Internet sans couper le téléphone et la télévision.

Au delà du fait que le coupure de la connexion Internet peut être un frein à l'éducation et au développement des nouvelles technologies en France, cette loi soulève de sérieuses questions sur le respect de la vie privée. Tout d'abord, en cas de contestation, un internaute accusé par l'HADOPI aura la charge de démontrer sa bonne foi (exit donc la présomption d'innocence), ce qui ne sera probablement possible que si l'internaute avait accepté de doté son ordinateur d'un mouchard de l'HADOPI. Comment l'HADOPI compte-elle garantir que le mouchard en question ne sera utilisé que dans le cadre de la lutte contre le piratage, et qu'en ouvrant une porte vers Internet, il ne risque pas de rendre la machine de l'internaute plus vulnérable aux attaques de virus et de vers ? La CNIL risque en tout cas d'avoir bien du mal à s'assurer de la bonne utilisation de ce mouchard, puisque l'amendement proposant qu'un représentant de la CNIL siège de façon permanente au sein de l'HADOPI a été rejeté...

Second problème, encore plus inquiétant : tous ceux qui fournissaient une connexion Internet gratuite ou non, via des hotspots Wi-Fi (comme on en trouve dans les restaurants McDonalds, les gares, les hôtels...) seront légalement responsables des agissements des utilisateurs de ces hotspots, et pourraient donc se faire couper la connexion en cas de piratage. Pour remédier à ce problème, la loi propose de filtrer ces accès en établissant une liste blanche de sites autorisés. Cette liste serait établie par une autorité constituée entre autres de représentants de la CNIL, du CSA et de l'HADOPI. Jusqu'à présent, seule la Chine a mis en place ce genre de mesure... Un label HADOPI serait également attribué aux sites de téléchargement légaux.

Enfin, la loi HADOPI exige que les moteurs de recherche privilégient dans leur résultats les sites distribuant légalement de la musique. Une mesure contre laquelle s'est déjà insurgé Google, qui estime qu'elle est totalement incompatible avec ses principes de base de fonctionnement, tant d'un point de vue technique que d'un point de vue éthique.

On notera également que la façon dont la loi a été votée soulève des interrogations sur son caractère démocratique, tout ayant été fait pour faire passer la loi le plus vite possible, et avec un minimum de débats :

  • dans un premier temps, la déclaration d'urgence, qui permet de n'effectuer qu'une seule lecture du texte devant le sénat et l'assemblée nationale,
  • ensuite, le vote de l'assemblée nationale a été précipité : alors qu'il aurait dû avoir lieu la semaine prochaine, après la séance de questions au gouvernement, le vote a été avancé à hier soir, à une heure où la plupart des députés avaient déjà quitté l'hémicycle : au moment du vote, il ne restait plus que 16 des 577 députés, et il a donc suffit d'une dizaine de voix pour que le texte soit validé, l'adoption se faisant à la majorité relative et non pas à la majorité absolue... Selon certains, ce vote aurait été avancé par crainte d'un taux d'abstention trop élevé chez les députés UMP, qui aurait fait pencher la balance en faveur des opposants au projet...

Le texte voté par l'assemblé étant différent de celui voté par le sénat, il devra toutefois encore être validé par une commission paritaire de 7 députés et 7 sénateurs, puis éventuellement par le conseil constitutionnel, avant d'être promulguée par le président. En attendant, la résistance s'organise, et bon nombre de sites proposent d'ores et déjà des mesures de contournement, rendant cette loi obsolète...

Posté par Matt le 03/04/2009 à 23h22
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Depuis que certains pays, dont la France, envisagent d'utiliser le coupure de la connexion Internet comme sanction pour les présumés coupables de téléchargement illégal, le parlement européen à étudié à plusieurs reprises des textes visant à interdire ce type de sanctions, mais sans jamais les voter. C'est désormais chose faite.

Les députés européens ont en effet adopté jeudi avec une écrasante majorité (481 pour, 25 contre, 21 abstentions), le rapport du grec Stavros Lambrinidis, dont nous vous parlions il y a quelques semaines. Le texte précise notamment que "un tel accès ne devrait pas être refusé comme une sanction par des gouvernements ou des sociétés privées" car "garantir l'accès de tous les citoyens à Internet équivaut à garantir l'accès de tous les citoyens à l'éducation".

Alors que l'examen de la loi HADOPI devant l'Assemblée Nationale doit reprendre le 31 mars, cette nouvelle décision européenne va donc obliger notre ministre de la culture à revoir sa copie, le texte n'étant en l'état plus conforme à ces principes.

Posté par Matt le 30/03/2009 à 11h07
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Source : Le Monde

République Française

Vous ne vous en souvenez peut-être plus, mais lorsque le principe de la riposte graduée avait été évoqué pour la première fois, il était question d'amendes progressives, suivies d'une coupure de la connexion Internet en cas de récidives multiples, puis ces amendes avaient été abandonnées au profit de simples courriers recommandés.

Aujourd'hui, suite au dépôt de quatre nouveaux amendements au projet de loi HADOPI, il est à nouveau question d'amendes, tandis que la coupure de la connexion Internet ne se ferait que dans un second temps, et pas avant 2011, pour laisser le temps aux FAI de mettre en places les solutions techniques nécessaires pour couper la connexion Internet tout en maintenant la téléphonie IP et la télévision IP.

N'en déplaise à Christine Albanel, fervente partisane de la coupure, l'amende semble tout de même une réponse plus logique à l'infraction commise, tout en étant d'ores et déjà compatible avec les projets de niveau européen qui visent à interdire d'user de la coupure de connexion Internet pour sanctionner un délit. Cette solution aurait en plus le mérite de ne pas freiner le développement d'Internet en France, tout en permettant de financer partiellement la coûteuse HADOPI...

On notera également que la Nouvelle-Zélande, souvent citée comme exemple par les défenseurs d'HADOPI, vient de faire machine arrière, en supprimant son projet de riposte gradué, afin de protéger le caractère ouvert d'Internet. La Nouvelle-Zélande est donc bien un exemple à suivre :-)

Posté par Matt le 24/03/2009 à 11h34
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Source : PCInpact

L'Union Européenne ne se préoccupe pas que de rendre nos téléphones portables plus écologiques, elle se préoccupe également du respect des droits de ses citoyens. Ainsi, l'une des commission du Parlement Européen vient d'adopter un texte qui ne fera pas plaisir au partisans de l'HADOPI...

En effet, alors que la mise en place de l'HADOPI est en bonne voie, la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen a rédigé un texte (voir lien ci-dessous) rappelant que la vie privée et les droits fondamentaux des citoyens ne doivent pas être remis en cause par les législations des différents états membres.

Si ce texte a initialement été rédigé suite à la mise en place par la Suède d'une surveillance militaire de toutes les communications numériques avec l'extérieur du pays, il semble clair que le texte vise aussi à mettre un terme au projet HADOPI. Le document rappelle en effet que le droit d'accéder à Internet fait partie des droits fondamentaux, et ne doit pas être remis en cause dans le cadre d'une sanction, mais aussi que, si les mesures pénales contre le piratage doivent effectivement être renforcées, elles ne doivent en aucun cas l'être par la mise en place d'une analyse et d'un filtrage systématique des communications numériques.

Adopté à l'unanimité par la commission des libertés civiles, le texte doit tout de même encore être discuté et adopté par le reste du parlement avant d'entrer en application. Espérons que ce ne sera qu'une formalité !

Posté par Matt le 18/02/2009 à 22h38
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Source : Numerama via Ptit_boeuf

Asus

Ceux qui fréquentent les salons informatique tels que l'E3, le CeBit ou le Computex ont sans doute l'habitude de voir des hôtesses aux formes avantageuses assurer la présentation et la promotion des produits. Il est vrai que faire fonctionner les hormones du geek de base est une méthode qui a fait ses preuves ! Ce qui est moins courant, c'est de retrouver ces mêmes hôtesses dans les publicités officielles de ces produits pour le grand public...

Sur ce point, Asus a fait très fort avec sa dernière pub TV pour l'EEE PC, largement inspirée des pubs Duracell, mais avec des lapin(e)s beaucoup plus sexy...

De quoi nous faire regretter la future disparition de la publicité sur le service public audiovisuel français...

Posté par Matt le 30/10/2008 à 00h19
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Source : TT Hardware

En effet, en plus d'être un comparateur de prix, TestSeek est avant tout un annuaire de tests, repris de plusieurs centaines de sources, dont une cinquantaine de sources francophones. Ainsi, pour chaque produit, vous aurez accès à une liste de tests dans différentes langues et à une note moyenne calculée par TestSeek. En complément de cette notation attribuée par les professionnels, le site permet de déposer un commentaire et de noter le produit sur différents critères, mais aussi bien évidement de consulter les commentaires et notes d'autres utilisateurs, ainsi qu'une note moyenne calculée par TestSeek.

Posté par Matt le 19/10/2008 à 23h27
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Depuis des années, les sociétés d'édition audiovisuelles se sont lancés dans une lutte sans merci contre le piratage. Plutôt que de remettre en question leur modèle économique pour s'adapter aux nouveaux modes de consommation apportés par Internet et pouvoir ainsi lutter à armes égales contre le piratage, nos chères majors préfèrent rester fidèles à elle même et faire du lobbying partout où c'est possible pour tenter de verrouiller au maximum le réseau mondial...

Après les pressions sur les constructeurs d'ordinateurs pour le bridage des fonctions d'enregistrement audio, après le flop de la vente de musique DRMisée, après les pression sur les politiques et sur les fournisseurs d'accès, voici venu l'ère du lobby Arts+Labs. Les majors sont partis d'un constat simple (pour ne pas dire simpliste...) : plutôt que de chercher à proposer des offres plus attractives, pourquoi n'agirions pas directement sur le cœur du réseau pour que ce dernier favorise tout seul nos offres ? Ca fait peur, non ? Et pourtant, c'est exactement ce qui se prépare avec ce lobby, qui réunit les majors (Viacom, NBC, Universal et la Ligue des Auteurs d'Amérique) et les fabricants d'équipements de cœur de réseau (Cisco et AT&T), le tout saupoudré bien entendu par une petite dose de Microsoft, qui n'est jamais bien loin quand il s'agit d'essayer de décider de ce qui est bon pour le consommateur sans lui demander son avis...

Sous couvert d'une lutte contre le spam, les virus et les attaques de hacker, ce lobby propose tout simplement de laisser les industriels décider de la façon dont sera répartie la bande passante des différents équipements réseau. Il leur sera ainsi possible de privilégier leurs propres sites par rapport aux sites concurrents où ne respectant pas les droits d'auteur, de brider les possibilités des artistes se produisant directement sur Internet sans passer par une major (ben oui, tant qu'à faire, faisons d'une pierre deux coups, éliminons aussi tous ces petits artistes qui n'apportent par leur obole à nos actionnaires...) et tout un tas d'autres joyeusetés, qui pourraient bien transformer le gros de notre Internet en un vaste supermarché virtuel entièrement contrôlé par les industriels... Que du bonheur, non ?

Et bien sûr, pour parvenir à ses fins, ce lobby mange à tous les râteliers en se dotant de deux directeurs : le premier est un membre haut placé du parti démocrate depuis un quart de siècle, tandis que le second est tout aussi bien placé, mais du côté républicain, puisqu'il n'est autre que le responsable de campagne de Deubeuliou et de McCain... Ben oui, à deux mois d'une élection présidentielle encore relativement imprévisible, ça serait ballot de parier sur le mauvais camp... Côté français, le petit Nicolas devrait profiter de l'aubaine pour mettre en place les filtrages dont il rêve depuis son élection (mais là aussi, c'est juste pour la bonne cause hein, c'est pas pour s'assurer que personne ne copie illégalement le dernier album de Carla...).

En temps qu'utilisateur d'Internet, on ne peut bien sûr que souhaiter qu'Arts+Labs ne parvienne pas à ses fins, en espérant que les majors comprennent enfin qu'ils sont de plus en plus à côté de la plaque dans un marché de la musique qui n'a plus rien à voir avec ce qu'il était il y a dix ans : l'offre est de plus en plus large, alors que le consommateur a de plus en plus d'autres postes de dépense, réduisant forcément son budget musique. L'avenir est donc sans doute plutôt aux offres de masse pour le grand public qui veut pouvoir disposer d'un large catalogue sans être freiné par le prix (1€, c'est cher pour un titre qu'on n'écoutera parfois qu'une fois), comme les offres illimitées que proposent quelques rares prestataires, tandis que le marché du CD se recentrera sur les passionnés, ceux qui ne se contenteront jamais d'un fichier MP3, qui ont besoin du toucher de la boîte, du graphisme de la pochette... Quand les majors auront compris celà, elle se réconcilieront sans doute avec l'internaute moyen, qui serait sans doute prêt à dépenser plus pour un abonnement illimité que ce qu'il dépense aujourd'hui pour des achats occasionnels. Espérons que quand ils les comprendront, il ne sera pas déjà trop tard...

Posté par Matt le 29/09/2008 à 23h58
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Source : Numerama

Orange

Depuis le lancement de l'iPhone 3G en France, de plus en plus d'utilisateurs se plaignent des débits trop faibles en 3G : alors qu'en théorie, la norme HSDPA utilisée par l'iPhone 3G devrait offrir des débits compris entre 1.8 Mbits/s et 7.2 Mbits/s, beaucoup peinent à dépasser les 300 kbits/s en pratique. A tel point que certains ont commencé à se demander si Orange n'aurait pas bridé son réseau 3G...

L'opérateur a finalement avoué les faits : considérant que l'accès Internet sur téléphone mobile reste une utilisation limitée à des applications peu gourmandes, Orange limite à 384 Kbits/s les utilisateurs de téléphones 3G, afin de conserver de la bande passante pour les utilisateurs de modems 3G, qui eux ne sont pas bridés, et peuvent donc bénéficier de connexions jusqu'à 7.2 Mbits/s. Mais face à la grogne des clients iPhone, Orange a décidé de faire un geste : après avoir annoncé ce matin une hausse des débits jusqu'à 1 Mbits/s pour les utilisateurs d'iPhone, l'opérateur a finalement annoncé ce soir que le débit passera à 1.8 Mbits/s à partir du 15 septembre 2008.

Une bonne nouvelle donc pour les utilisateurs d'iPhone, mais aussi pour les utilisateurs de clones, qui devraient également bénéficier de ce nouveau débit, qui est le strict minimum pour qu'Orange ne puisse pas être accusé de publicité mensongère, puisqu'il s'agit du débit minimal de la 3G+. L'opérateur promet également de consolider son réseau, afin de pouvoir supprimer ces bridages à moyen terme.

Rappellons également qu'Orange a procédé il y a peu au doublement des quotas de ses forfaits data illimités, quotas au delà desquels le débit est normalement limité encore plus... Bientôt un vrai accès Internet illimité sur téléphone mobile ?

MàJ 03/09/2008 @ 21:37 : Orange a annoncé aujourd'hui que les possesseurs d'iPhone 3G abonnés à une formule iPhone pourront bénéficier d'un débit totalement débridé, pouvant atteindre 3.6 Mbits/s à la campagne et 7.2 Mbits/s dans les grandes villes. Dans le même temps, les titulaires d'autres formules et devraient voir leur débit passer à 1.8 Mbits/s au lieu des 384 kbits/s. Ces nouvelles mesures devraient être appliquées à partir de la fin du mois de septembre.

MàJ 05/09/2008 @ 10:44 : Notre confrère Macbidouille signale que le débridage est désormais effectif pour certains abonnés, qui parviennent désormais à dépasser les 2 Mbits/s. Pour ma part, j'ai atteint 1.4 Mbits/s sur le Speedtest de Macbidouille, donc je confirme que le débridage est effectif.

Actualité originale : 26/08/2008 @20:08

Posté par Matt le 05/09/2008 à 10h44
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Source : iPhon.fr

Apple

Nos confrères de Tom's Hardware Guide ont publié aujourd'hui un article nostal-geek résumant l'histoire de la pomme depuis sa création en 1976. De quoi rappeler des souvenirs à certains, tout en apprenant à d'autres que non, Apple ne se limite pas à des téléphones et des baladeurs MP3 ;-)

Nos plus fidèles lecteurs ont déjà pu constater qu'Apple a une place relativement importante sur ce site, car ma version de l'histoire de l'informatique est en partie liée à Apple, et je fais donc partie de ceux qui ont la larme à l'oeil en lisant ce genre d'articles : que de souvenirs en effet avec le vaillant Macintosh Plus de mes parents, le premier ordinateur dont je me souvienne (il avait été précédé d'un Commodore 64, mais mes souvenirs en sont très vague, j'étais trop jeune à l'époque...). Une machine de guerre (processeur 68000 à 7 MHz, 1 Mo de RAM étendu à 4 Mo, 20 Mo de disque dur externe...) sur laquelle j'ai passé des heures à jouer à Tetris, aux Milles Bornes (oui oui, le jeu de cartes...) et à Artillery (mais en noir et blanc...). Puis il y a eu le Powerbook de mon frère, avec son processeur à 25 MHz et ses 400 Mo de disque dur. Et la découverte de Sim City :-) En 1997, passage au PC, avant de redécouvrir la pomme huit ans plus tard avec Mac OS X en 2005 sur mon Powerbook G4, puis mon Macbook C2D il y a 6 mois. To be continued...

Posté par Matt le 30/06/2008 à 23h49
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Avec la baisse de consommation de processeur et la progression de l'efficacité des systèmes de refroidissement pour cartes graphiques, refroidir efficacement un PC n'est aujourd'hui plus vraiment un problème, même pour les utilisateurs aux oreilles délicates. Il en est par contre tout autrement du côté des serveurs, et en particulier dans les datacenter où la climatisation est aujourd'hui indispensable, et entraine une hausse croissante des coûts en énergie. IDS (International Data Security), une entreprise californienne propose toutefois une solution plutôt originale pour réduire les coûts de refroidissement : le watercooling océanique.

L'entreprise s'est en effet lancé dans la constitution d'une véritable flotte de datacenter embarqués sur d'anciens cargos désormais inutilisables pour la navigation. Placés en cales sêches, les cargos sont réaménagés par IDS pour accueillir datacenter, bureaux, salles de réunion, service de restauration, et même tout le nécessaire pour l'hébergement de personnes. L'intérêt de ce concept est à chercher au niveau du système d'air conditionné : celui-ci utilise l'eau de mer dans son circuit de refroidissement, ce qui permet selon IDS de réduire de 30 à 40% les besoins en énergie du système. Grâce à la machinerie des cargos et à la grande capacité de leurs réservoirs de carburants, IDS annonce également une capacité à fonctionner durant un mois sans alimentation extérieure.

Ce concept est donc doublement écologique, d'abord par le recyclage de vieux rafiots, ensuite grâce aux économies d'énergie engendrées par l'utilisation de l'eau de mer. Reste à voir si IDS arrivera à commercialiser son offre avec succès, ce qui n'est pas forcément garanti, les entreprises risquant d'être un peu frileuse à l'idée d'héberger leurs données dans un bateau en cale sêche. IDS montre tout de même l'exemple, puisque ses propres locaux seront installés dans le premier bateau, qui devrait être basé à San Francisco d'ici quelques mois.

Posté par Matt le 15/01/2008 à 00h08
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Source : Ars Technica